Une fille en treillis arpente la scène, kalachnikov en bandoulière. Peu à peu, dans cette forêt du Congo en proie à la guerre civile, le paysage se dessine. Elikia et Joseph ont 13 et 8 ans. Ils s'enfuient du camp de rebelles où ils ont été détenus et cherchent à regagner le village, loin des rapts, des viols et des chefs de bande camés...
Sur la scène, les voix des enfants se mêlent à celle d'une adulte, infirmière venue témoigner devant une commission d'enquête. Grâce à cette parole, tissée d'interruptions et de silences, la pièce gagne une profondeur de jeu et une distance salutaires.
Auteure tournée vers le jeune public, Suzanne Lebeau s'est beaucoup documentée sur le drame des enfants soldats, avant de se rendre à Kinshasa. Elle y a rencontré le jeune Amisi Mungo Serge, qui a en partie inspiré cette histoire. Aujourd'hui, il crée des sculptures en ferraille, preuve qu'il existe un chemin pour déposer les armes et sortir de la forêt. "Ce texte (…) qui relate le sort de deux enfants soldats, est une ode à la dignité retrouvée et à la responsabilité. Pareille pépite est suffisamment brillante pour éclairer les petits comme les grands." (JDD)
Vendredi 12 mars 2010 à 20h30
(Scolaires les 11 et 12 mars à 14h30)
Espace Culturel Gérard Philipe / 18 rue Louis Lejeune / Wasquehal (Capreau)
* La Bruit des Os qui Craquent est une création de la compagnie de théâtre Le Carrousel et du Théâtre d'Aujourd'hui (Montréal) en résidence au Théâtre de la Ville (Longueuil, Québec), en coproduction avec le Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine et de la Fédération d'Associations de Théâtre Populaire et avec l'aide à la création du Centre National du Théâtre (France).
Photo François-Xavier Gaudreault.